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ORIGINES DU JUDO 4 juillet, 2010

Posté par alanjudodojodes3rivieres dans : Non classé , trackback

introjudo.pngLe Moyen Âge japonais, avec ses guerres de Samouraï (guerriers japonais), n’a pris fin qu’il y a un peu plus d’un siècle (1868). Ces guerres ont donné naissance, au cours des siècles, aux développements de techniques individuelles puis, avec la constitution des sociétés, à de véritables méthodes de combat. Avant que le judo ne se dégage de cette foule de méthodes, un premier tri avait été fait par les maîtres de ju-jutsu, méthodes de combat qui sont les ancêtres directs du judo d’aujourd’hui et qui furent longtemps gardées jalousement secrètes par les diverses écoles (ryu). Le vieux ju-jutsu est l’art de guerre le plus typique du Japon et on en trouve des traces sérieuses dans des documents du VIIIème siècle. Ce n’est qu’à partir de l’époque de Muromachi (1392-1573) que le ju-jutsu prit de l’importance. C’est une période sombre, époque de luttes féodales, de désordre et de chaos social, elle vit fleurir des dizaines d’écoles aussi fermées les unes que les autres et dont seuls les noms sont parvenus jusqu’à nous : yawara, koshi no maxari, hobaku, kogusoku, kenpo, tai-jutsu, torite, hakuda, shubaku, etc. Les méthodes de combat développées consistaient à triompher d’un adversaire armé ou non, que ce soit avec ou sans arme. Mais c’est surtout pendant la période d’Edo (1615-1868) que le ju-jutsu prit son essor véritable ; ce fut une époque de paix et de retour à l’ordre, voulue par l’empereur et les samouraï qui se mirent à fréquenter les dojos pour remplacer les champs de batailles ; c’est en ce temps que les techniques s’affinèrent et s’imprégnèrent d’esprit. Le XVIIème siècle fut la grande ère du ju-jutsu : beaucoup d’experts, samouraï ou maîtres d’armes, fondèrent des écoles portant leur nom, formèrent des élèves qui ouvraient leurs propres écoles. La rivalité était terrible, les défis nombreux et sanglants, les techniques primitives et souvent irrationnelles, vues d’un point de vue moderne. Mais les bases définitives de ce qui allait devenir le judo étaient déjà jetées. Certaines écoles développèrent les techniques de katame-waza (immobilisations), de shime-waza (étranglements) et de nage-waza (projections).

1868 fut une année terrible pour les arts martiaux (restauration de l’ère Meiji) car le Japon s’ouvrait à toutes les influences étrangères et rejetait ses propres traditions. Beaucoup d’écoles de ju-jutsu disparurent, totalement abandonnées. Ce fut en ce temps que Jigoro Kano (fondateur du judo) grandit. Son rôle ne se borna pas seulement à réaliser une synthèse cohérente des vieilles techniques oubliées du ju-jutsu ; il posa définitivement l’idée que les possibilités de l’art martial dépassaient largement le plan physique et que ce qu’il appelait alors  » judo  » (le suffixe  » do « , la  » voie  » remplaçant définitivement celui de  » jutsu « , la  » technique « ) pouvait être un fantastique moyen de développement moral pour l’individu. C’est cet idéal qui sauvera le vieil art martial de l’oubli.

En 1882 Jigoro Kano avait 9 élèves qui s’entraînaient sur 12 tatamis, ils devinrent 100 en 1886, 600 en 1889 et se comptent par plusieurs millions aujourd’hui. Le nouveau judo fut débarrassé de l’esprit féodal des anciennes écoles de ju-jutsu, tout ce qui pouvait être dangereux à l’entraînement fut retiré.

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